D'illustratrice à éleveuse, sans jamais lâcher le crayon.
Quinze ans à dessiner des basenjis avant d'en élever un seul. Trait Pur, c'est ce carnet de croquis devenu chenil.
Tout a commencé par un croquis raté.
J'étais illustratrice éditoriale quand ma première basenji, Zaïre, est entrée dans mon atelier. Je voulais la dessiner en une seule ligne continue — un exercice que je faisais pour toutes mes commandes. Impossible : ses oreilles, son front plissé, sa queue enroulée refusaient de se simplifier. Il a fallu des dizaines d'essais avant d'obtenir un trait qui lui ressemble vraiment.
Cet entêtement m'a fait comprendre la race avant même de l'élever : le basenji ne se laisse pas résumer. Il faut le regarder longtemps pour bien le dessiner — et il faut le connaître tout aussi longtemps pour bien l'élever.
Zaïre a eu sa première portée six ans plus tard, après que j'ai fait dépister ses hanches, ses yeux et son profil rénal. Douze ans plus tard, j'élève toujours à la maison, à Outremont, et chaque chiot qui part reçoit un petit carnet où j'ai dessiné ses premières semaines.
Une race qu'on ne résume pas en une phrase.
Ce que je raconte à toutes les familles avant même de parler de portée — les qualités, et ce qui demande réflexion.
Le chien qui chante
Le larynx du basenji est formé différemment de celui des autres races : il ne peut pas aboyer, mais il « chante » — un yodel appelé le baroo, unique à la race, originaire du bassin du Congo.
À savoir : silencieux ne veut pas dire discret. Un basenji qui s'ennuie devient destructeur — le silence ne remplace jamais l'exercice.
Propre comme un chat
Il se lèche et se toilette seul, presque sans odeur corporelle, et perd très peu de poils. C'est l'argument qui séduit le plus de familles — à raison.
À savoir : propreté du poil ne veut pas dire docilité. C'est un chien indépendant qui décide souvent lui-même si une commande mérite d'être suivie.
Un instinct de chasse marqué
Chien de chasse au petit gibier en Afrique centrale, le basenji garde un instinct de poursuite très vif. Une cour bien clôturée n'est pas négociable.
À savoir : excellent avec les enfants de la famille, plus imprévisible avec les petits animaux qui courent — chats, lapins, écureuils.
Le basenji n'est pas un premier chien facile. Il convient à des familles actives, prêtes à composer avec un chien intelligent qui négocie — pas à celles qui cherchent l'obéissance immédiate d'un chien de troupeau. J'en parle sans détour dès notre premier échange.
Ce que je dépiste, et ce que je garantis.
Aucune saillie n'a lieu avant que mes deux reproducteurs aient passé les dépistages recommandés pour la race. Les certificats sont remis en main propre à chaque famille — jamais résumés, jamais « disponibles sur demande ».
Syndrome de Fanconi
Test ADN obligatoire sur les deux parents. Cette néphropathie touche particulièrement le basenji ; aucun accouplement entre deux porteurs.
Hanches et patelles
Évaluation orthopédique avant l'accouplement — race légère, mais l'évaluation reste systématique.
Yeux (PRA)
Examen ophtalmologique annuel par une vétérinaire spécialiste, pour dépister l'atrophie rétinienne progressive.
Garantie de deux ans contre les maladies héréditaires graves, remise par écrit. Remplacement ou remboursement, à votre choix.
Venez voir avant de décider.
Je reçois les familles sur rendez-vous, même sans projet ferme. Vous verrez où les chiots naissent, vous rencontrerez les parents, et je vous montrerai bien plus qu'une photo.
Un conseil, même si vous n'adoptez pas chez moi : méfiez-vous d'un éleveur qui refuse de vous montrer la mère ou qui propose une remise dans un stationnement. C'est le signal le plus fiable qui existe.